jeudi 7 février 2019

San Diego, la force tranquille


San Diego, Etats-Unis
Latitude: 32°44N   Longitude: 117°10W    UTC -8  Temp. : 14°
Distance  parcourue : 16.198 km, Waterloo à 9.137 km

Dès le premier coup d’oeil, le ton est donné : le MSC Magnifica est amarré à côté du USS Midway, un très impressionnant porte-avions qui arbore une aussi imposante bannière étoilée.  La base, l'une des plus grandes de l'US Navy, est le port d'attache principal de la flotte du Pacifique et accueille une cinquantaine de navires. Devant, c’est la Chine, quand même. On sent une force énorme. On n’est donc pas chez n’importe qui ; ici, il faudra se montrer humble et respectueux de la loi et des règles.

Nous entamons donc une longue promenade, en utilisant les passages pour piétons et en ne traversant que lorsque le petit bonhomme blanc du feu apparaît et se substitue à  la main rouge dressée qui dissuade le touriste intrépide de mettre ne fût-ce qu’un orteil sur la chaussée. Aux carrefours secondaires, il faut appuyer sur un bouton pour actionner les feux. Le bouton répond d’un impérieux « WAIT ! » ; la première fois, ça surprend. Je me permets donc de pousser une deuxième fois… « WAIT ! » ; j’ai même l’impression qu’il a élevé la voix. 




  Une fois empruntée la traversée, un compteur à rebours vous indique le nombre de pas qu’il vous reste à franchir pour ne pas finir en bouillie.




Le Balboa Park est un énorme poumon vert au cœur de la ville (il fait quand même 5 km2). Il est nommé en l'honneur de l'explorateur espagnol Balboa (celui qui a « découvert » le Pacifique par sa côte orientale) . Il a été le lieu de la Panama -California Exposition de 1915*, qui a  établi des sites d'intérêt architectural dans le parc. Aujourd’hui, c’est tout musées, une sorte de Washington Mall de la côte ouest.





Çà et là, de beaux bancs, provenant tous du mécénat, et des petits jardins « dans le parc » sponsorisés et entretenus par des jardineries locales : les Américains n’aiment pas trop l’interventionnisme des administrations et préfèrent, lorsqu’ils veulent quelque chose, le faire par eux-mêmes.
De nombreux SDF s’y retrouvent, et certains ont même y ont dressé leur tente. Apparemment, les villes de San Diego et ‘autres en Californie auraient des programmes d’aide en place et attireraient donc, par un effet pervers,  les SDF d’autres états.


17 km de promenade plus tard, nous regagnons le bateau, très satisfaits par la découverte ce cette ville, à la fois très américaine et extrêmement tranquille.


*En 1915, nous avions quelques problèmes, mais de côté-ci, c’était le début d’une période de grande richesse ; le canal de Panama venait d’être inauguré. Comme quoi, c’était déjà à chacun pour soi.
MM


Le coup de coeur de Marie-Christine



San Diego et le Balboa Park, ses arbres aux troncs noueux, ses parasols de verdure, ses cyprès aériens, ses habitants joviaux qui vous saluent en glissant un « I love rain » dépité, le bonheur de se promener, même sous la pluie et d’échapper un moment à l’agitation fébrile du bateau.

J’aime de plus en plus les arbres. J’ai dû être botaniste dans une autre vie.
MCM

mardi 5 février 2019

TOP 5 des questions sur le Tour du Monde









En mer, Cabo San Lucas – San Diego, UTC -7
Distance  parcourue : 15.524 km, Waterloo à 9.491 km

Nous voilà donc en haute mer pour un jour, c’est-à-dire un jour où ne verrons pas la terre, ni au départ, ni à l’arrivée, ce qui me donne l’occasion de répondre au Top5 des questions que j’ai entendues le plus souvent ces derniers temps.

1.    Est-ce qu’on se s’ennuie pas sur le bateau ?                                                       Réponse : Lever à 8 heures, petit-déjeuner, cours de bridge à 10:00, conférence sur la prochaine escale à 11:15, apéro à 12:30, déjeuner à 13:30, atelier d’aquarelle à 14:00, spectacle au théâtre à 19:15, dîner à 20:30, blog à 23:00. Les jours d’excursion, ajouter quelques heures au programme. Non, on ne s’ennuie pas, en fait nous sommes beaucoup plus actifs qu’à la maison.

2.    Est-ce qu’on ne mange pas tout le temps la même chose ?                                Réponse : à la maison, on mange quasi toujours la même chose. Ici, non, le restaurant (service à table) change de menu tous les jours, à chaque escale il y a un menu local, et de plus il y a le choix entre quatre entrées, quatre plats et quatre desserts. Si rien de tout ça n’est de votre goût, il y a toujours le buffet avec choix entre deux hamburgers, choix entre quatre pizze, choix entre deux salades, une demi-douzaine de plats chauds, trois plats de pâtes et un plat du chef réalisé devant vous selon vos desiderata. Après, il y a le buffet desserts avec une demi-douzaine de propositions, un buffet fruits ou si rien de tout ça n’est de votre goût, le choix de glaces du jour. Qualité : niveau Club Med des bonnes années.

3.    Est-ce que ce n’est pas déprimant d’être dans une cabine intérieure ?             Réponse : on n’est jamais dans sa cabine (voir 1), si ce n’est pour dormir. Et perso, je préfère me réveiller dans le noir que d’avoir le soleil dans les yeux. De plus, les balcons latéraux ne sont sous le soleil que quelques heures par jour (les heures où tout le monde recherche l’ombre) et les côtes sont à 100 km, invisibles sans l’aide d’un radar. Ils sont aussi non-fumeurs, trop courts pour s’allonger, et venteux. En résumé, je paierais plus volontiers un supplément pour une cabine intérieure que pour un balcon.

4.    Vous vous rendez compte que vous allez croiser les mêmes têtes pendant quatre mois ? 
     Réponse : vous rendez vous compte qu’en allant au boulot, vous allez croiser les mêmes têtes pendant dix ans ?

5.    2.500 personnes sur le bateau, c’est la foule tout le temps, non ?                      Réponse : c’est comme au Club Med, c’est la foule si on le veut bien. On peut passer une journée trépidante en allant petit-déjeuner à 8 heures, à la gym sur le pont 13 à 9 heures, aux jeux piscines à midi, au buffet à 13 heures, au bingo à 14, au quiz à 15, à la danse à 16, au spectacle à 19, au dîner à 20, au disco T32 à 22 et au casino à 00.
La poupe du 14, midi

Le Tiger Bar, minuit

     Mais on peut aussi ne rencontrer personne en allant petit-déjeuner à 6 ou à 10 heures, lire à la poupe du pont 14 jusqu’au déjeuner, suivi d’un peu de sport ou d’un passage à la salle de lecture ou de bridge. Mais c’est sûr qu’il y a foule lorsque le théâtre se vide ou lorsque les excursions distribuent leurs tickets. Les boules Quiès peuvent alors s’avérer utiles. 
     MM                                                                                                                                         


lundi 4 février 2019

Je vois des crânes partout !

Cabo San Lucas, Mexique
Latitude: 22°52N     Longitude: 109°54W   UTC -7  Temp. : 27°
Distance  parcourue : 14.850 km, Waterloo à 9.638 km


Ça fait plusieurs jours que je vois des crânes partout. Non, pas la nuit après quelques Margueritas, mais en plein jour et à chaque coin de rue. 
Les Mexicains adorent les squelettes. 
Je sais que j’ai une certaine tendance à l’exagération, mais ici, franchement, on peut parler de monomanie : les tasses sont en forme de crâne, les statues des places publiques sont des zombies faisandés, et même le poisson sur mon nouveau T-shirt n’est une arête ! Halloween plein temps ! 
Pourquoi ?   
¿Porque ?










La Christina et la Catrina      
                                                                      C’est la faute à « La Catrina », un squelette féminin vêtu de riches habits et portant généralement un chapeau. Ce personnage est inspiré à la fois de l'art macabre médiéval et des traditions aztèques. Par après, et surtout décliné par le peintre Diego Rivera (le murailliste) , il est devenu une figure emblématique de la Fête des Morts et de la culture mexicaine en général. 
La « Calavera » ou « tête de mort » est utilisée principalement durant le Jour des Morts, mais elle peut l'être toute l'année, et croyez-moi, c’est le cas, sous la forme de caricatures politiques ou satyriques, pour la déco, les cadeaux, et en famille, on s'échange même des calaveras personnalisées à l'effigie du destinataire (merci, c’est moi, en mort ?, c’est trop, vous n’auriez pas dû).
                                                        Cadeau à ma dyDi, si j'étais Mexicain
Après une journée de squelettes, de tequila et de soleil mexicain, Manneken-Pis s’en est retourné au bateau, un bracelet maya au poignet.


MM

Le coup de coeur de Marie-Christine

Cabo San Lucas : depuis les grandes baies du restaurant au 13ème étage où je prends mon petit déjeuner, l’entrée du paquebot dans la célèbre baie de Cabo San Lucas, l’extrême sud de la Basse Californie et le spectacle- carte postale-  sur la gauche "El Arco", l’immense arche rocheuse surplombant l’eau et la minuscule plage do Amor.

Et l’annonce du commandant : "à notre gauche, mesdames et messieurs, des baleines et des dauphins" au moment où j’écris à Martine…

Nous avons aussi  pris le bus pour nous rendre à San José del Cabo et son quartier culturel plein de boutiques d’artistes et d’objets colorés.
MCM

dimanche 3 février 2019

La Magnifique


Puerto Vallarta, Mexique
Latitude: 20°36N  Longitude: 105°13W    UTC -7  Temp. :  29°
Distance  parcourue :14.581 km, Waterloo à 9.553 km.

Arrivant (encore une fois par pure coïncidence) à Puerto Vallarta "just on time" pour les journées internationales des baleines à bosse dans la Mer de Cortes, nous louons  une vedette de pêche pour aller voir ce qu’elles fricottent. À peine sortis de la marina, pas de doute, c’est bien ici que ça se passe. 

Puerto Vallarta, Bahia de Bandeiras

Un groupe de baleines nous attend (comment dit-on encore pour les baleines ? une harde, un banc, un troupeau ?...), la queue en l’air, comme des majorettes avec leur bâton, ou des guides MSC avec leur raquette, et effectue un ballet d’une  impressionnante élégance avant de disparaître quelques minutes, ayant repris leur souffle et nous laissant le temps de reprendre le nôtre. Le leur, on l’entend à plusieurs centaines de mètres, surmonté par le geyser qu’on connaît par cœur depuis notre premier Disney. Mais « en vrai », ça passe mieux qu’à la télé. Magnifique !

baleines à tribord...

Après, c’est comme dans les safaris en Afrique : le guide ayant aperçu un rhinocéros est repéré, à vue ou par radio, par les autres, et dans les cinq minutes, le-dit rhinocéros est entouré de quinze jeeps emplis de touristes hyper Nikonés qui le bombardent de clichés. Ici, c’est pareil : remplacez guide par capitaine, rhinocéros par baleine et jeep par bateau, vous obtenez (CTRL-C ; CTRL-V) : le capitaine ayant aperçu une baleine est repéré, à vue ou par radio, par les autres, et dans les cinq minutes, la-dite baleine est entourée de quinze bateaux emplis de touristes hyper Nikonés qui la bombardent de clichés. 
Mais les baleines ont un avantage énorme sur les rhinocéros : elles peuvent plonger et réapparaître là où personne ne les attend. Coquines ! 
Les capitaines doivent donc user de toute leur science pour se positionner là où elles sont supposées émerger tout contre le bateau. On s’engage donc dans un jeu magique de « cours après moi que je t’attrappe » qui va durer près de quatre heures. 
Sous la haute surveillance d’une vedette de la police maritime qui veille à ce personne ne s’approche d’elles à moins de 240 mètres (je ne sais pas par quels moyens ils mesurent ceci, mais c’est respecté). Donc les dizaines de baleines (qui filent comme des lapins) avec lesquelles nous (et les dauphins qui les accompagnent) jouons ne les incommodent en aucune, façon, c’est très bien comme ça.

La marina, ses iguanes et ses crocodiles...

Mister Frogs, le temple du guacamole


De retour à Puerto Vallarta, (parenthèse : en raison de ses plages, de la qualité de la température et de la présence de la Sierrra Madre, la région a été le lieu de tournage de plusieurs films : La nuit de l'Iguane, avec Ava Gardner et Richard Burton, en 1964 ; Le Magnifique avec Belmondo et Jacqueline Bisset, en 1973; Predator, avec Arnold Schwarzenegger, en 1987 ; Vengeance avec Kevin Costner, en 1990, et plusieurs épisodes de "la croisière s'amuse", of course...) 
De retour à Puerto Vallarta donc, nous goûtons des charmes de la vieille ville, en dégustant un bon guacamole préparé à table (comme le tartare à la Taverne du Passage à Bruxelles), accompagné d’une Corona à la bouteille (avec limon)… Bienvenue au Mexique!

MM


Le coup de coeur de Marie-Christine

Les baleines bien sûr,  qui nous ont offert de gracieux ballets en jouant avec les dauphins et qui nous ont arraché des OH ! et des AH !  extasiés à partir du poste du capitaine (Salvador) de notre petit bateau de pêche. « Yo no soi marinero…, soi capitan, soi capitan ! »
Et le dôme iconique, comme en dentelle, de la cathédrale de Notre Dame de la Guadeloupe.

Sans oublier un guacamole succulent préparé spécialement pour notre petite faim que nous avons dégusté avec une Corona bien fraîche chez Mister Frogg’s sur le Malecon avec vue sur ses statues anguleuses.
MCM

jeudi 31 janvier 2019

Guatemala, place du Jeu de Balle


Puerto Quetzal, Guatemala
14°38 Nord, 90°30 Ouest   UTC -6   Temp. : 31°
Distance  parcourue : 12.624km, Waterloo à 9.182 km

Retour au tourisme à taille humaine ; alors que des dizaines de cars foncent vers Antigua, nous voici en route vers deux petits sites confidentiels d’origine olmèque.
D’abord, la petite ville de « La democracia », où la place centrale accueille douze grosses statues olmèques, des Botero avant la lettre, représentations démesurées de femmes enceintes, de potentats locaux obèses, on ne sait pas trop, mais c’est étonnamment graphique, minimaliste et, osons le dire, moderne (elles datent quand même du XIIème siècle avant J.C.)
 La Democracia, tête olmèque

La Democracia, marché municipal
Ensuite, El Baúl, un petit musée privé constitué en quatre générations par une famille de planteurs, et dont le propriétaire actuel nous reçoit personnellement, tout fier qu’il est d’accueillir pour la première fois un groupe en croisière. Et il a le droit d’en être fier, de sa collection olmèque : il en a cédé cinquante pièces au Musée de Berlin, les travaux d’archéologie ayant été effectués par des Allemands.
El Baul, stèle olmèque

Tout est là, concentré sur deux cents mètres carrés, des rasoirs, des haches et des armes en obsidienne, des bas-reliefs en pierre, des statues millénaires. Un trésor de l’humanité dans une petite salle au milieu d’une finca, en face d’une petite église, entourée de maisons d’ouvriers, au centre de dizaines d’hectares de canne à sucre, perdus dans la province d’Escuintla, autant dire au milieu de nulle part. Un lieu, comme nous le confiait le propriétaire, touché par la grâce de Dieu. On est prêt à le croire.



Autre curiosité du musée : une balle en caoutchouc* avec laquelle les Olmèques jouaient un jeu rituel. Le but du jeu était de faire passer la balle (bien lourde) dans un anneau de pierre. Les joueurs ne pouvaient la toucher ni des mains, ni des pieds. Une sorte de basket pour manchots en quelque sorte. Sachant que les joueurs étaient de petite taille, il est facile de penser que les buts se faisaient attendre, et donc au premier passage dans l’anneau, le jeu s’arrêtait. Les perdants avaient alors le privilège d’être sacrifiés (histoire de les motiver pour le prochain match).
* dans la langue nahuatl, olmeca signifie « les gens du pays du caoutchouc »
MM

Le coup de coeur de Marie-Christine
El Baul et "el Proprietario"

Une finca accueillante dans le petit village d’El Baul avec sa chapelle privée construite en hommage à la grand-mère du propriétaire des lieux , un vrai Guatémaltèque, moustachu et coiffé d’un superbe panama blanc, fier de montrer à ses premiers visiteurs francophones son musée privé, las Ilusiones, une émouvante collection familiale , contenant tous les objets olmèques trouvés sur les lieux. J’y ai acheté un petit sac tissé par des artisans du cru qui ne me quitte plus. Cette excursion me rappelle un précédent voyage au Guatemala,que j’avais adoré, où nous avions visité le Lac Atitlan, Tikal, Panajachel. Il y a 30 ans seulement….

mercredi 30 janvier 2019

Revolución ! Pas d’excursión !

Corinto, Nicaragua
                                      12°26 Nord, 86°52 Ouest   UTC -6   Temp. : 32°                                               Distance  parcourue : 12.202 km, Waterloo à 9.055 km
Colonisé par l'Espagne en 1524, le Nicaragua devient une république indépendante en 1854. En 1855 (ils sont rapides), une armée privée financée par la U.S.United Fruits'empare du pays. Un certain Walker se proclame président, instaure l'esclavage et reçoit le soutien des Etats-Unis. Le pays devient alors un modèle de république bananière.Suit alors une série de révolutions et de contre-révolutions dont la description suffirait à exploser mon forfait wi-fi sur le bateau. Il y a eu Sandino et les Sandinistes, la dynastie des Somozas, les anti-somozistes, la junte révolutionnaire, Daniel Ortega, et les Contras, armés par Reagan. Une chatte n’y retrouverait pas ses jeunes. 30.000 morts plus tard, le Nicaragua est aujourd'hui l'un des pays les moins violents du continent et est le seul pays au monde où une brigade militaire est entièrement dédiée à la protection de l’environnement. Mieux qu’au Costa-Rica !
Nous avons cependant décidé aujourd’hui faire relâche, de zapper l'excursion et de profiter de l’escale pour respirer un peu l’air de la plage. Le bar El Espigon nous offrira l’hospitalité le temps de cette corte halte relax et petit shopping.




El Espigon, et retour au bateau sous l'oeil toujours vigilant de la police qui veille au bien-être des touristes


MM


mardi 29 janvier 2019

Costa-Rica Pura vida !


Puntarenas, Costa-Rica
9°55 Nord 84°4 Ouest   UTC -6   Temp. : 31°
Distance  parcourue :11.825 kms, Waterloo à 9.104 kms.


Champion du monde du bonheur durable, rien que ça ! Selon le Happy Planet Index, le Costa Rica double toutes les autres nations du monde dans la course au bonheur et à l'écologie. Voici un pays dont le credo principal est la protection de l’environnement, le respect du vivant et le bien-être de la population.
Un pays sain, une vraie démocratie (depuis 1824), une économie dynamique, où les biens sont partagés. Éducation, santé, développement durable, droits civiques…, dans bien des domaines le Costa Rica est en avance sur son temps. C’est aujourd’hui le pays le plus égalitaire d’Amérique latine.

Un quart du territoire est classé en parcs nationaux ou réserves naturelles, avec l’ambition de protéger des espaces toujours plus grands. 
Un mode de vie qui se traduit par une devise nationale : « ¡ Pura Vida ! » qu’on trouve sur tous les          T-shirts.                                                                                                                         
 Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter pleinement, étant arrivés en pleine saison sèche sur la côte atlantique, le côté le plus sec du pays ; les grandes étendues vertes étant carrément brunes. Et l’excursion dans la canopée, là où vit la plus grande partie de la faune étant complète, nous nous sommes rabattus sur une promenade dans la mangrove, sympathique certes, mais pas neuve d’un point de vue expérience.
    Colon, la plage et l'Imperial


 
    Puntarenas, la plage


Heureusement, l’assistant MSC qui traduisait en français les explications en anglais du guide m’a bien fait rire. Deux exemples entre cent : « Costa Rica is the number one exporter of anti-venoms : inoculated chickens lay eggs containing the serum in the yolk” (Le Costa-Rica est le premier producteurs mondial d’anti-venins, les poules inoculées pondent des oeufs dont je jaune contient le sérum) devient après traduction « Le Costa-Rica exporte du venin dans tout le monde, le blanc des œufs de poule est vénéneux ». Ou encore, plus simplement «Les oiseaux que vous voyez sont des avaleurs de mangrove » pour « these are mangrove swallows » (swallow = hirondelle, et to swallow = avaler). In cauda venenum…


    Magnifica, restaurant l'Oasis, carpaccio de poulpe et marlin fumé.
 MM


Le coup de coeur de Marie-Christine


A la recherche des animaux, dans la mangrove
Ah la mangrove, sa flore, sa faune, y compris les crocodiles qu’on voit mieux sur les pancartes que dans le fouillis des racines aériennes qui jonchent les rives…j’aime cette atmosphère humide, un rien étouffante où l’on se laisse emporter par notre barque dans un silence uniquement  troublé par les cris stridents des aras qui se disputent dans les arbres. Elle me rappelle celle du Belize et de Madagascar…