mercredi 10 avril 2019

Phuket : L'homme au pistolet dort


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Phuket, Thaïlande
7°53′ Nord  98°23′ Est    UTC +7 Temp. : 33°
Distance  parcourue : 43.702 km, Waterloo à 9.619 km

Osons le dire : le pays est un peu ambigu. Côté Jekyll, c’est le pays du sourire, le bouddhisme tranquille, le refuge de l’éléphant bleu. Côté Hyde, c'est l’exploitation des femmes et des enfants, la maltraitance des animaux et la pollution à tous vents. Mais ici, dans le cadre de ce blog, pas de polémique, je ne m’y attarderai pas.


Phuket restera donc la perle de l’Océan Indien qu’elle est sensée être.                                   On ne le saura cependant jamais, car le bateau jette l’ancre à Pattong Beach, éloignée de 15 km du centre où nous n'irons jamais, car cela requiert 45 minutes de taxi dans les embouteillages.
 Rejoindre la côte en chaloupe de sauvetage est toujours un peu rock and roll et ce ne sera finalement qu’en fin de matinée qu’on mettra pied à terre. 
Passés les dizaines de taximen qui proposent des tours de l’île avec des cartes en plastique comme les restos grecs proposent des zatzikis et des taramas, nous voilà dans le centre ville. Rien de vraiment intéressant en fait. Pour faire simple, c’est une succession vite lassante de restaurants  (hamburgers, fish & chips, soup of the day) et de salons de massage (foot massage, head massage, et pas sage massage). Dans le tas, on repère quand même le marché, où des boutiques de fruits, de légumes et de poissons y proposent de cuisiner leurs produits que l’on peut consommer un peu plus loin, arrosés de Singha, la bière locale. Impeccable, on note tout ça pour ce soir. 
Potage sur mesure
Choix de fruits de mer
Le tout à déguster ici
À côté, une boutique « Armani fashion international tailors » nous propose de réaliser des chemises en 24 heures. Armani, mon œil, mais 24 heures, ça me tente. J’y passe une heure et commande six chemises sur mesure à livrer demain même heure.
Le soir, comme prévu, régal : un Tom Yam Kum étalon (= le Parfum d’Asie de Waterloo et l’Elephant Bleu d’Uccle devraient passer par ici pour l'inspiration), des crevettes tigres, des brochettes de crocodile… Explosion de saveurs.



Le lendemain, la Baie de Pang Nga, rendue célèbre par le James Bond qui y fut tourné : «L’homme au pistolet d’or ». (Parenthèse : un des pires, avec un Roger Moore peu convaincant –il ne le sera jamais- et un méchant –Christopher Lee alias Scaramanga). 

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The man with the golden gun (1974)

Je ne sais pas à quoi elle ressemblait avant le tournage, mais maintenant, c’est sûr, elle peut dormir sur ses lauriers, des dizaines de barques la parcourent toute la journée et les restaurants flottants font le plein. Ce n’est pas la première fois, dans cette croisière, que l’on se retrouve dans des endroits qui ont été immortalisés par des tournages. Comme quoi, un bon coup de pub peut aider pour des dizaines d’années (quarante-cinq, dans ce cas-ci, ça ne nous rajeunit pas) .  Aujourd’hui, c’est calme, nous sommes quasi seuls. Mais je n’ose pas imaginer la haute saison. 
Côté paysages, c’est sublime, il n’y a pas un rocher 007, mais des milliers de concrétions karstiques qui balisent toute la baie. C’est magique, une fois de plus.


Retour via un temple bouddhiste tapi dans une grotte. On s’y sent à l’aise. On n’a pas peur d’y faire un pas de côté ou de photographier un tabou. Des singes gambadent de tous côtés.

Mes chemises sur mesure sont prêtes, monogrammées MM, c’est ma fille qui va être contente de récupérer mes anciennes. Une dernière Singha avec un copain, et hop, à bord, en route pour le Ceylan et de nouvelles aventures !
Big Buddah (de fait, 40M de haut)

MM




vendredi 5 avril 2019

Kuala-Lumpur, point-barre.


Kuala Lumpur, Malaisie
3°8’′ Nord 101°41′ Est   UTC +8 Temp.:32°
Distance  parcourue : 43.063 km, Waterloo à 10.241 km

Ben oui, fallait bien qu’on y passe. Entre Singapour, terre du futur, et Phuket, paradis vert, il était inévitable de faire escale en Malaisie. Nous y passerons en ces lignes autant de temps qu’elle mérite en réalité, soit très peu.
 Le Palais Présidentiel, vu du parking des autocars

Garde présidentiel, 1/500ème de seconde après l'irruption d'un touriste chinois

Nous y admirerons le Palais Présidentiel, délicatement orné de caractères arabes, à partir du parking. (Pour être honnête, mais quand même vicieux, l’alphabet officiel depuis 1960 est le latin…)
Nous y contemplerons les Tours Petronas, un entalement de boîtes de pois-chiches de 421 mètres de haut.

Et puis, le temps d’une carte postale,  nous nous en allalerons, merci d’être venus.


MM

mercredi 3 avril 2019

Singapore : a fine city

Singapour, République de Singapour
1°17′ Nord 103°51Est   UTC +8 Temp. : 32°

Distance  parcourue : 42.696 km, Waterloo à 10.567 km

Le jeu de mots n’est pas de moi, il apparaît sur tous les T-shirts de Chinatown, et je peux donc le décrypter et le resservir à souhait sans paraître ni lourd, ni cabotin. En anglais, fine signifie agréable, chouette. Singapour est une chouette ville. Personne ne dira le contraire. Mais fine signifie aussi amende. Singapour est la ville des amendes. Personne ne dira le contraire non plus. Traverser en dehors des passages pour piétons : amende. Fumer en rue ou, pire, jeter un mégot par terre : amende. Parler à plus de quatre personnes en même temps : amende. Cracher : amende. Mâcher du chewing-gum : amende. On n’osera même pas évoquer les délits plus graves. Adultère : coups de bâton. Vol, petite délinquance, dégradation de biens publics : amende, prison et beaucoup de coups de bâton. Il se dit que, si le condamné tombe dans les pommes de douleur, on arrête de le frapper, on attend qu’il revienne à lui, et on lui administre le solde. Traffic de drogue : pendaison (c’est écrit sur notre carte de débarquement). Résultat : la ville est propre, personne ne crache ni ne fume, les voitures s’arrêtent avant même que vous ne vous engagiez sur le passage à piétons, les gens sont honnêtes et tout fonctionne nickel.

Il y a un peu plus de dix ans, apparemment, la ville était encombrée et polluée. Depuis lors, à coups de plantations tous azimuts et de politiques de transport en commun (métro efficace et bon marché, taxis modernes, propres et pas chers du tout, voitures privées hors prix - les plus chères du monde-), l’air est respirable (pour rappel, on est quand même sur l’équateur), la température a été abaissée de deux degrés et il y a des fleurs partout.

Depuis ce matin, on a l’impression de vivre dans « Avatar » de James Cameron. Le jardin aux orchidées n’est pas une serre, mais un vaste parc public. Des orchidées partout : au sol, en parterres, accrochées aux arbres, sous des tunnels. Des classiques, des énormes, des minuscules, des vertes, des noires. Personne n’y touche (amende), sauf les papillons, aucun pétale au sol (jardiniers en pagaille), on s’attend à voir surgir de grands avatars bleus surgir à tout moment.

La visite de « Gardens by the bay » renforce l’inévitable comparaison avec « Avatar ». Un architecte génial a créé de grandes structures arborescentes envahies de végétation et reliées par une passerelle qui serpente entre elles à vingt-deux mètres du sol. Impressionnant.                                                                                                                     
La nuit, cela se sublime en un spectacle magique, au son des classiques les plus solennels ou émotionnants. Réellement bluffant...



Pour achever de convaincre le touriste déjà vaincu par tant de beauté, il restait la visite des serres. Ici, sous l’équateur, elles sont air-co… Passons sur la plus petite, qui ne fait  que deux hectares et n’abrite que des baobabs immenses, des cerisiers du Japon rares et des oliviers centenaires pour nous concentrer sur la plus grande, « Cloud forest », qui abrite la montagne d’Avatar itself. Il nous faudra plus d’une heure pour parcourir la passerelle qui l’entoure, passant et repassant devant et sous les cascades, les fougères, les lianes, les orchidées, les fleurs les plus improbables. C’est bluffant, je n’ai jamais rien vu de pareil. Même les Américains peuvent venir prendre des leçons.





Et ils feraient bien de venir rapidement : à la galerie « Art et Science », les petits écoliers singapouriens jouent avec les technologies de demain. En bref, avec des ordinateurs sans clavier ni écran. Plus précisément, le clavier est n’importe quoi (une table par exemple) et l’écran n’importe quoi aussi (ici, un mur). S’ils posent deux maisons sur la table, elles apparaissent sur le mur et l’ordinateur les relie par une route. S’ils dessinent  une voiture, elle apparaît sur le mur et roule entre les deux maisons. Leur petite camarade a dessiné une petite fille habillée de rouge, elle se retrouve au mur jouant avec le lion dessiné par son voisin. 

Plus loin, les gosses marchent sur l’eau d’un étang virtuel d’un are en effrayant les poissons virtuels dudit étang… J’avais déjà lu dans Science et Vie des articles sur cette avancée informatique, mais la voir là, exposée dans un Mall commercial, ça donne à penser. En Europe, on débat encore sur des questions d’un autre siècle,  tandis qu’ici des gosses de six ans se familiarisent déjà avec des technologies prototypiques… Qui va dominer le monde de demain, Madame Trucmuche?


Il reste des endroits magiques à Singapour. J’entends magique autrement que par la technologie ou l’écologie. Le Raffle’s en est un. Créé en 1889 au nom du Britannique qui développa la colonie, c’est l’hôtel mythique du coin. Fatigués par tant d’émotions, nous y sommes allés pour y déguster le Singapore Sling, un cocktail que je décrirai un autre jour si j’ai le temps. Mais, pour faire court (il se fait tard), j’ajouterai encore deux choses : 1. Il est très bon, et 2. Traditionnellement, on le déguste avec des cacahuètes servies en coque, et c’est le seul endroit de Singapour où l’on peut jeter des déchets à terre. Le sol du Raffle’s est donc jonché de coques de cacahuètes.  Very British ! 
MM

dimanche 31 mars 2019

Le supplément week-end de Manneken-Pis (31 mars 2019)

Perth-Singapour
00°00'N 105°50'E, UTC +8, Temp. : 31°
Distance  parcourue : 42.007 km, Waterloo à 11.164 km

Eh bien voilà, 17:35, on vient de repasser l'équateur ; c'est logique, sinon on ne reviendrait jamais chez soi. Cela dit, ça sent le retour, forcémént.
Plus de baptême, plus de fête, en fait tout le monde est un peu triste.
Seul l'équipage, majoritairement indonésien, est tout foufou. Sur le pont, ils contemplent leurs côtes et téléphonent à leurs familles. A bord, ils se font des blagues et rigolent comme des enfants ; ce soir, c'est sûr, ils vont faire la java !
Histoire de penser à autre chose, Manneken-Pis vous livre la réponse de la semaine passée : il y avait 9 statuettes dans la case mystère.


Ce dimanche, pour gagner un T-shirt exotique, il faudra résoudre un kurosu ! (c'est une autre paire de manches, si j'ose dire).
3 Manneken-Pis noirs et trois blancs par ligne et par colonne, mais jamais trois de suite (de la même couleur). D'où la question : de quelle couleur est le Manneken-Pis de la case mystère ?

MM

jeudi 28 mars 2019

La relativité selon Monsieur Marc

                                                           Perth-Singapour                                                                Distance  parcourue : 39.943 km, Waterloo à 12.953 km, 
GMT +8, Temp. : 25°
Deuxième jour de mer en route vers Singapour : on clique sur « pause ». Et on se laisse aller. Thème du jour : passer du temps sur un bateau change la perception des choses.
Le temps se dilate : un jour aux Tonga n’est pas comparable — en durée — à une journée que l’on vit pour la dix millième fois en Belgique. Ça dépasse nettement les vingt-quatre heures. Ça se dilate dans la mémoire.
L’espace, quant à lui, est perçu de façon inverse. Plus exactement, le bateau devient le référentiel fixe,  le quartier où on vit, où on a sa maison. Après le contrôle de sécurité, à l'entrée, on y retrouve sa boulangerie où on va chercher la baguette du matin, son bar où on va taper la carte avec les habitués, son resto du soir où le chef qui vous connaît vous fait des frites à la place de la pomme vapeur, et après, ses quartiers privés où on fait sa petite lessive et où on dort. 
On rentre "à la maison", contrôle de sécurité du sac à dos
On fait sa petite lessive
Pour preuve, les passagers commencent à dire « on rentre à la maison » en revenant d’excursion, ou ne parlent plus de cabine, mais de chambre.
Le 10142, content de retrouver son "chez "soi"
Tout accrédite cette perception : le matin, en regardant par la fenêtre (pardon, le hublot), le paysage a changé. Or on n’a pas bougé (nouvelle perception de l’espace), donc, c’est le monde qui est en train de défiler devant la fenêtre (forcément fixe).   Qui n’a pas connu cette situation en train ? Assis sur son siège, on voit le train d’à côté défiler ; ça y est, on est parti. Jusqu’à ce que, ramenant son regard sur le quai, on s’aperçoit qu’on n’a pas bougé.  Bref instant de vertige…
C'est qui, qui bouge ? La terre, ou le bateau ? Ou les deux ?
Donc, comme je l’ai déjà dit plus haut, après un mois de croisière, c’est exactement pareil. Quand je sors de ma chambre, arpente le long couloir, emprunte l’ascenseur et sors sur la terrasse par la porte du lobby, si je trouve un paysage différent, c’est forcément que la terre a tourné sous le bateau puisque lui est resté mon repère fixe, quinze étages de solide plus grands que la ville où il accoste.
 Tiens, le screen-saver a changé d'image... (Bora-Bora, Khasab, Sydney)




En bateau, on ne fait pas un tour du monde, on assiste à un tour du monde, comme on regarde un film à la télé, qui reste fixe dans un salon fixe . Ce n’est pas plus faux que de dire qu’on assiste à un coucher de soleil (le soleil ne se couche jamais).  En bateau, on débarque toujours à 8 heures, où que l’on soit, midi reste toujours midi et le soleil « se couche » quand on le lui demande.
C’est à terre qu’ils n’arrêtent pas de changer d’heure pour nous compliquer la vie.
MM



samedi 23 mars 2019

Le supplément week-end de Manneken-Pis (23 mars 2019)


Melbourne - Perth
36°S 119°W, Temp. 19°
Distance  parcourue : 37.016 km, Waterloo à 15.378 km 

Troisième jour de haute mer depuis Melbourne, où nous ne sommes restés qu'un jour au lieu de deux, histoire d'éviter des vagues de dix mètres. Là, maintenant, ça commence à bouger,  quoiqu'elles ne fassent encore que six mètres. Un plaisir : le restaurant est beaucoup plus silencieux.
Mais c'est le week-end, et Manneken-Pis est d'humeur jouette.

Il vous a donc concocté un sudoku (ce qui est exactement approprié à notre situation, vu qu'on file à toute allure plein nord). 
Le gagnant, c'est-à-dire celui dont la bonne réponse apparaîtra en premier sur ce blog, emportera un T-Shirt "Australia down under" de la couleur de son choix et de la taille de son choix ! Quand ça roule et ça tangue, Manneken-Pis perd la tête !


Question :
Combien de Manneken-Pis se cachent-ils dans la case mystère ?

mercredi 20 mars 2019

Sydney, down under

 
Sydney, Australie
33° 56’S 151°10’E   UTC +10 Temp. : 24°
Distance  parcourue : 34.404 km, Waterloo à 16.743 km

Déjà une semaine que nous nous baladons à l'envers, et tout va toujours bien. Par contre, depuis hier, le kilométrage qui nous sépare de la maison chute : depuis la Nouvelle-Zélande, on revient. Curieux de dire qu'en arrivant en Australie, on se rapproche de la maison, mais c'est bien le cas. 
Mais revenons à nos moutons (sans jeu de mots) : nous voilà donc à Sydney. Difficile de le rater, ce matin, en allant sur la terrasse : le bateau est à quai en plein centre, entre l'opéra et le musée d'art moderne, et face à la gare centrale. En fait, plus près du centre que n'importe quelle voiture, le parking étant interdit à cet endroit. C'est assez privilégié comme situation, osons le dire...

Plus près du centre, pas possible


Une promenade nous donne une première impression positive. La ville est grande, certes (5.000.000 d'habitants, soit la Nouvelle-Zélande toute entière), mais le centre est très aéré, calme, et n'est pas envahi de voitures. En fait, énormément de monde vient travailler en bateau ; le ballet des ferries est incessant. Les gratte-ciels sont omniprésents, mais pas mal de batiments anciens (ici, ça veut dire plus ou moins 1900) ont été conservés, ce qui donne à pas mal de quartiers des airs anglais charmants. Pour être précis, je dirais même des airs de Glasgow, vu la couleur des briques.

 Le Queen Victoria Building, dont l'extérieur fait penser à Harrod's à Londres, a été rénové il y a trente ans et propose maintenant une série de boutiques un peu surrannées. Très british, y compris l'humour, rapport à Big-Ben à l'envers.

Le Modern Art Museum, au pied du bateau, abrite une belle collection de peintures aborigènes et quelques pièces d'art contemporain, dont ce haut relief en alu rosé.

Au bout de Hyde Park, l'Australian Museum rassemble sur trois niveaux tout ce qui fait la singularité de l'Australie et de l'Océanie en général : ethnographie, géologie, arts premiers, botanique, zoologie,... On y découvre plein de choses dont on n'avait jamais entendu parler. Enrichissant et édifiant. 

Taranga zoo
Le zoo de Taranga présente l'avantage d'être situé sur un des nombreux caps qui bordent l'immense baie de Sydney ; on y accède le plus facilement par un service de catamarans ferries, ce qui constitue déjà en soi une agréable promenade marine. C'est un tout grand zoo classique, mais son intérêt réside surtout dans sa présentation quasi exhaustive de la faune australienne. Et celle-ci est particulièrement riche et différente de tout ce qu'on connaît et voit partout ailleurs dans le monde. On a tous vu des kangourous, parfois même des koalas, mais rarement des wallabys, des wombats, des dingos, des opossums et autres échidnés. Et de découvrir les animaux les plus fous, dont on ignorait tout, jusqu'à l'existence même : des kangourous qui vivent dans les arbres, des écureuils qui volent, des souris qui planent, des hérissons à bec, des mammifères qui pondent des oeufs ou encore des chauves-souris carnivores et des chats pêcheurs ! C'est clair qu'on n'est pas en Ardenne...

 Opera House
L'Opéra de Sydney, par contre, tout le monde connaît, ne fût-ce que pour le voir chaque année lors du feu d'artifice du Nouvel-An. C'est un des bâtiments les plus célèbres du XXème siècle, en raison de son architecture visionnaire et de la qualité de son acoustique. Inauguré en 1973 par The Queen herself, patrimoine mondial mondial de l'Unesco, c'est maintenant une icône universelle et une visite à Sydney serait bancale sans  soirée à l'opéra.
Dont acte : nous avions acquis, il y a plus d'un an, deux billets (à prix d'or) pour Salomé de Strauss. Superbe réprésentation, dans une salle exceptionnelle, que du bonheur...


à la sortie de l'opéra

Bien fatigué après ces deux journées marathons la tête à l'envers, Manneken Pis trouva quand même le temps d'acquérir un mug à l'Aboriginal Art Gallery.(Comme chacun sait, les aborigènes boivent leur Earl Grey dans un mug)

Aboriginal Art Gallery, mug
MM


Les coups de coeur de Marie-Christine

L'art aborigène






Depuis ma visite de l’exposition d’art aborigène dans les locaux de la « National Geographic » à Washington en 1998, lors d’une escale Sabena, je me suis passionnée pour cette iconographie, à la fois si représentative de l’âme australienne et si contemporaine, et ici, j’ai savouré et me suis rassasiée en parcourant tous les musées de Sydney.  




Salomé

Quelle aubaine de voir défiler la traduction en anglais sur écran LED de cet opéra en allemand de Strauss. 
J’ai pu en comprendre  intégralement toutes les répliques, et suivre toutes les scènes, nous étions stratégiquement placés au premier rang, loge de face. 

Un vrai plaisir !



Le MSC Magnifica, à quai de nuit
Déjà, de jour, la « mise en scène » est spectaculaire, (notre bateau à quai, au milieu des hauts buildings de la ville avec à gauche les voiles courbes de l’opéra auxquelles répondent celles, métalliques, du Harbour Bridge à droite), un peu comme quand on arrive en train et qu’on débouche en direct  sur les palaces qui bordent les canaux à Venise, mais le soir, cela devient littéralement magique et féérique ! 
Un souvenir ébloui pour le restant de ma vie !