samedi 12 janvier 2019

Rognons à Madère



Funchal, Madère
32°37 Nord, 16°53 Ouest  UTC : = 00   Temp. : 19°

Ce matin, nous avons décidé de faire des économies. C’est vrai que les frais annexes plombent quand même le budget vacances et qu’il faudrait être un peu plus raisonnable. Donc, limitons nos dépenses, et puisqu’il faut rogner, rognons.

Première action positive : nous rendons nos billets d’excursions gratuites à la réception. Certains esprits chagrins diront qu’annuler une excursion gratuite n’est pas réellement significatif. À ceux-là je répondrai que le geste est au contraire hautement symbolique de la détermination sans faille qui nous habite.

Deuxième action déterminée : nous effectuons à pied les 2,4 kms qui nous séparent du centre-ville, dédaignant la navette MSC à 4,40 €, tançant les innombrables taxis qui nous abordent, et refusant même dédaigneusement les tuk-tuks et les vélos à louer.
                                     Funchal - le port                                
                    
Troisième action décisive : pour accéder au Jardin Botanique (notre objectif du jour), le touriste prodigue utilise classiquement deux téléphériques, le premier pour atteindre l’église de Monte (soit 13€), et le second pour redescendre sur le côté vers les jardins (soit 9€). Nous les regardons avec mépris en grimpant… dans le bus 31A, qui nous amène à l’entrée du Jardin pour 1,95€.

Sans vouloir nous lancer des fleurs*, en deux paragraphes on s’est déjà mis 50€ dans les poches…

                                                                      Funchal - le marché                                                         

Mais ce n’est pas tout. Une information (personnelle, mais essentielle) : mes chaussettes sont trouées. Il m’en faut donc de nouvelles. Et où je les trouve ? Dans la rue, auprès d’un Oliveira de Figueira** local, qui m’accorde un prix de 5€ pour 3 paires en polyamide véritable, estampillées « made in PRC ». Au bas mot, je gagne du coup au moins 25€ sur les Burlington que j’aurais achetées à Waterloo. Et en prime, je ne dois pas payer la blanchisserie de mes chaussettes trouées sur le bateau, qui auraient coûté un pont.

Cerise sur le gâteau, Madame a froid sur le bateau et désire acheter un châle. Ça tombe bien, c’est les soldes à Madère : et chez Massimo Dutti, il y en a un magnifique à 59,50€. Ouais, pas mal, mais pas vraiment dans l’esprit du jour. La boutique à côté en propose un à 7,50€. Acheté !

Bref, en une journée, nous avons gagné 127€ !
(Et la valise du Manneken -Pis s'enrichit d'un flacon de vin de Madère)


*  des estrelicias, des agapanthes et des calices d’or.
**dans Tintin et le Crabe aux Pinces d’Or, le Portugais ambulant qui vent tout.     

Le coup de coeur de Marie-Christine   

                                                       





vendredi 11 janvier 2019

Problème technique, nique, nique

Pour des raisons techniques (indépendantes de notre volonté, comme toujours), la gestion du blog s'avère difficile du milieu de l'Atlantique. Nous avons pu lire, à la sauvette, que la taille des photos est trop petite à la lecture. C'est exact ; nous avons donc tout augmenté d'une taille. Par ailleurs, pour rappel, toutes les photos sont visibles sur l'album, où pouvez pousser le zoom au maximum. Quant à dire tout augmenter, c'est vrai pour toutes les photos, y compris pour les photos où Manneken-Pis n'apparaît pas. Ou apparaît plusieurs fois... Faut pas pousser quand même ! Mais revoyez vos photos et chaussez vos lunettes... Il y en a qui voient des Manneken-Pis partout, et d'autres qui n'en voient aucun. C'est pourtant pas difficile. Allez, on vous donne un indice : le prénom de Manneken-Pis, c'est Julien. 
Quant aux commentaires, désolés, mais nous ne pourrons y répondre qu'une fois à terre avec un internet convenable, à Saint-Martin.

jeudi 10 janvier 2019

Malaga, une étape culturelle


Malaga, Espagne
36°43 Nord 4°25 Ouest UTC +1    Temp.: 17°


Il y a des escales culturelles : Malaga en fut une. Loin de nous le préjugé du touriste qui n’en connaît que l’aéroport, pressé qu’il est de filer à Torremolinos (où quand il pleut, c’est génial, on peut écrire des carpostales – Stellla).
Attachez vos ceintures :
Malaga fut fondée par les Phéniciens au VIIe siècle avant Jésus-Christ sous le nom de Malakka. En -219, elle devient romaine à la suite des guerres puniques.  Au VIIe siècle, la ville est conquise par les Wisigoths. En 858, Malaga est pillée par les vikings. En 743, la ville est définitivement conquise par les Arabes.(en arabe : مالقة Mālaqah) La ville est reconquise par les chrétiens en 1487. Les rois catholiques participent au développement de la cité.
Vous avez suivi ?
Il ne pleuvait pas, il faisait beau, mais ce fût quand même génial, grâce à un guide qui nous fît découvrir la maison de naissance de Picasso et sa première œuvre réalisée à l’âge de 4 ½ ans. « Papá juega con las naranjas de mamá » se négocie maintenant à coups de millions d’euros.


La maison de naissance de Picasso                                                          La maison d'en face, dont les occupants                                                                                                                    
                                                                                                                   ont pu assister à la naissance de Picasso                                      

Puis nous avons visité la cathédrale, où le même guide nous révéla l’essence du baroque. Devant la chapelle de Saint-Julien, probablement inspiré par l’ambiance sacrée du lieu, il nous demanda : À quoi pouvez-vous voir que cette chapelle est baroque ?
Les touristes : Euh…
Jose-Luis (le guide) : C’est très facile. Il souffit de voir le slip dou Christ sour la croix. Il est chargé d’ornements, des ceintoures, des bijoux… Ça c’est pas normal, c’est baroque !


Qu’est-ce qu’on va être malins, en revenant…



                                             Chapelle Saint-Julien                                                               Boutique de souvenirs catalans au terminal maritime 




mercredi 9 janvier 2019

Barça en 3G


Barcelone, Espagne
41°23 Nord, 2°09 Est  UTC +1   Temp. : 14°


Après deux escales, nous commençons à pouvoir établir une typologie des croisiéristes tourdumondistes.
Escale de Barcelone (seulement comme valeur d’exemple, cela va probablement évoluer) :
1.    Les blasés : « Pouf… Barcelone, on connaît. On va se faire une grasse matinée, rester à bord, peut-être un petit sauna, et puis au lit, si on n’est pas trop fatigué. » Signes de reconnaissance : manque total d’intérêt pour l’escale à venir, manque d’intérêt généralisé allant jusqu’à l’ignorance totale du plat qu’ils ingurgitent au dîner. Voire rejet si ce n’est pas « 100% catalan »
2.    Les écolos : « Vous avez vu ? 4,40€ pour nous amener 2,2 kms plus loin aux Ramblas ? On se la fait à pied, et puis on se débrouille. »  Signes de reconnaissance : sacs à dos « Eastpack », gosses bruyants à bonnets andins et airs dédaigneux lorsque les cars MSC les dépassent.
3.    Les paresseux : Ils dépensent en souriant les 4,40€ pour arriver à un point sûr (le port maritime par exemple), puis plongent dans l’aventure urbaine. Signes de reconnaissance : déguisés en « non-touristes ». Pas d’appareil photo, pas de sac à dos, en fait aucun signe de reconnaissance. Ils ne vont parcourir qu’une aire de 300m de rayon. Au retour, on peut cependant les repérer aux nombreux sacs plastiques marqués Corte Ingles, Zara ou Rebajas qu’ils vont tenter de dissimuler.
4.    Les bien organisés : Prudents, ils ont réservé une excursion organisée par MSC (ainsi ils sont sûrs de ne pas rater le départ du bateau). Signes de reconnaissance : ils surgissent toujours par groupes de quarante (un car), portent des coupe-vent, des sacs à dos, des caméras, et suivent généralement un guide agitant un parapluie fermé (ou un fanion au bout d’une gaule).
5.    Les aventuriers : (en anglais, « the lonely rangers »). Individualistes, ils savent précisément ce qu’ils veulent voir (généralement donc, pas ce qui est proposé sub 4) et s’organisent en conséquence au pied levé, que ce soit à pied (levé), en bus ou en métro. Signes de reconnaissance : difficiles à repérer ni par définition, ni par l’accoutrement, on peut cependant les confondre en les guettant devant des plans de ville Decaux ou en train de consulter une carte à un carrefour.


Aujourd’hui, nous avons été aventuriers : le but de la visite éclair de Barcelone était de suivre les traces de Gaudi. En clair, la Casa …, le Parc Grüell et la Sagrada Familia. Mission accomplie : en métro (pour monter jusqu’au parc) et à pied (pour en descendre via les deux œuvres symbolique du génie catalan, clairement allergique aux lignes droites et fervent amateur des contes de Grimm. La fée de la pâtisserie s’est manifestement penchée sur son berceau. Mais, empêché par son père de devenir créateur de gâteaux, il est devenu architecte (avec un certain succès, il faut le reconnaître). Photographier ses gâteaux n’est donc pas une mince affaire : il y a toujours des Chinois (des « sub 4 ») dans le champ.  
MM

Les coups de coeur de Marie-Christine



dimanche 6 janvier 2019

Ce que nous savons de Marseille


Marseille, France
43°17 Nord  5°22 Est   UTC +1  Temp. : 10°

Bien peu de choses en vérité. Car nous sommes arrivés un dimanche matin, alors que seules les églises, les boulangeries et les marchands de savon étaient ouverts. Alors nous avons assumé notre statut de touristes et arpenté le Panier d’est en ouest jusqu’à la Cathédrale, puis du nord au sud jusqu’au ferry. Cinquante centimes et une traversée du Vieux-Port plus tard, nous avons rehaussé d’un cran le niveau intellectuel de notre visite en allant boire un double pastis au Bar de la Marine, que tout cinéphile connaît pour avoir été le mythique café de la partie de cartes dans Marius d'après Pagnol. « Tu me fends le cœur ! » Pour être honnête, c’était pas un pastis, mais dans une ville où une sardine peut bloquer le Vieux-Port, une petite Affigem peut devenir un grand Ricard. Ça met plus de couleur locale dans le récit.

(Et Manneken-Pis ouvre sa valise à cadeaux  pour la première fois et y dépose un savon de Marseille)



Pas de Gênes et pas de plaisir


Gênes, Italie
44°25 Nord, 8°54 Est  UTC +1
Distance  parcourue : 0 km, Waterloo à 778 km



Drôle d’idée de nous faire partir de Gênes alors qu’étant à Nice et que l’étape suivante étant Marseille, il eut été plus facile d’y aller directement en partant de Bruxelles. Mais soit…
Le départ prévu à 11 heures a bien entendu lieu à midi.
La route entre Nice et Gênes est en fait une succession de tunnels et de viaducs prêts à s’écrouler. De quoi ravir les anxieux.
L’enregistrement des passagers prend plus de deux heures et c’est finalement à 17 heures que nous montons à bord, juste à temps pour jouer les clowns lors d’un exercice de sécurité obligatoire. Tout le monde au bar pour apprendre à revêtir un gilet de sauvetage orange fluo avec un petit sifflet.

Bref, une journée perdue, pas le temps de visiter Gênes et aucun plaisir à faire les pitres.

samedi 5 janvier 2019

Nice the nice


Résultat de recherche d'images pour "drapeau france"
Nice, France
44°25 Nord, 8°54 Est  UTC +1 Temp. : 9°
Distance  parcourue : 0 kms, Waterloo à 778 km

Quand on achète un billet électronique pour Zaventem sur SNCB.be, on arrive à la gare de Zaventem village. Logique, mais gonflant. Le voyageur lambda devrait bien entendu savoir que pour arriver au pied de son avion, il aurait du taper "Brussels Airport"(c'est plus chic). Conséquence : lorsqu'on se rend compte (trop tard) que le bon train arrive (trop tôt), cela résulte en une course effrénée avec deux valises de 24 kgs. 
A l'arrivée à Nice, l'hôtel (stratégiquement) situé à 700m ne justifie évidemment pas le forfait de 35€ pour le taxi. On débarque donc les deux valises de 30 kgs et on se la fait sportivement, à pied. 
C'est sans compter sur la Promenade des Anglais (des perfides, c'est bien connu) qu'on ne peut traverser que tous les 500m. Un kilomètre et demi plus tard, les deux valises à roulettes de 40 kgs ne cessant de faire des tonneaux, des sauts de carpe et des têtes à queue, nous arrivons à l'hôtel pour une sieste réparatrice. 
Heureusement, ce soir, il y a la Taverne Masséna, sa cuisine de brasserie et son Beaujolais. So nice!